|
> Mercredi 3 Décembre 2025 à 18h30
Lieu: Espace Magnan: 32 rue Louis de Coppet - Nice (derrière le collège A. Daudet) Accès: • Tramway: Ligne 2 (arrêt Magnan) • Bus: Lignes N° 6 et 12 (arrêt Magnan) • Parking Magnan : angle rue de la Corderie / avenue de la Californie Titre: " Architecture, peinture et sculpture entre Moyen Âge et Renaissance dans les Alpes méridionales " Conférencier: Jean-Loup FONTANA Conférencier universitaire, juriste, anthropologue, historien, docteur en muséologie, Adjoint de conservation dans différents musées (Grasse, Cannes, Nice), Directeur adjoint des musées de Nice, Conservateur du Patrimoine pour les Alpes-Maritimes. Auteur d’ouvrages consacrés à l’art de la Renaissance dans les Alpes-Méridionales, à l’histoire de Nice et de son comté, à l’histoire de la vallée de Barcelonnette et d’Embrun, à la fortification de Vauban, et de nombreux articles dans des revues savantes, souvent consacrés aux circulations alpines, son domaine de spécialité. Présentation: Les Alpes méridionales se situent au carrefour de courants intellectuels et artistiques véhiculant des influences diverses (Flandres, Rhénanie, Danube, Méditerranée, etc.) qui proposent des modèles originaux très achevés et, de ce fait, influencent fortement les productions artistiques locales. Sous la pression de commanditaires avisés et en dépit d’un relatif conservatisme des populations locales, de véritables «écoles» régionales se développent en trahissant parfois quelques hésitations dans la mise en œuvre de nouveaux procédés (par exemple, l’importation des structures architecturales gothiques ne se fait-elle qu’en plusieurs générations, de même que l’adoption de canons esthétiques renouvelés demande plusieurs décennies pour s’imposer). Favorisée par le recours systématique aux reproductions imprimées, la diffusion des modèles développés au sein des grandes écoles suscitées par les différents mouvements de pensée qui caractérisent la Renaissance et les crises qu’elle traverse s’impose néanmoins assez rapidement et, très souvent, on ne peut attribuer qu’à un heureux hasard la conservation jusqu’à nos jours d’œuvres qui furent rapidement jugées obsolètes et détruites ou dissimulées, ce qui peut conduire à d’heureuses (re)découvertes. Le propos n’est donc pas de développer un simple catalogue d’œuvres mais d’en insérer le corpus dans le vaste effort de renouvellement qui marque si profondément l’ensemble du continent européen à la charnière des XV e et XVI e siècles, en l’illustrant d’une abondante iconographie. |